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J’ai placé il y a 20 ans un nichoir à mésange en béton de bois au-dessus de la porte du garage. Ce modèle très robuste semble très confortable, car il attire bien autre chose que des mésanges. Des guêpes et des frelons par exemple, qui y installent leurs nids.

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Le nichoir au-dessus de la porte du garage

Visite de printemps

Orienté au sud-est, placé à trois mètres de hauteur dans un endroit où je passe plusieurs fois par jour, je m’aperçois rapidement lorsqu’il est occupé. En ce début de saison, alors que les chants nuptiaux des mésanges retentissent depuis plusieurs semaines, je n’ai remarqué aucun trafic. Je sors l’échelle pour aller y jeter un coup d’œil, et voir si par hasard une reine de frelon ne s’y serait pas installée comme il y a deux ans.

Lérot dans nichoir1

Le squatter profondément endormi, seule l’oreille dépasse !

Surprise à l’ouverture. Il y a bien un squatter, mais ce n’est pas celui attendu. Un lérot dort profondément, enroulé sur lui-même et reposant sur un lit de mousse. Il a sans doute lui-même apporté cette mousse, car le nichoir a été nettoyé à l’automne. Le matin est frisquet, 3°C seulement, ce qui explique probablement son absence de réaction à l’ouverture du nichoir et au flash de l’appareil photo.

Un habitué du grenier

Nous avons longtemps hébergé dans le grenier une population de lérots, très bruyante la nuit à la belle saison, mais très discrète en hiver. Elle a été détruite en 2010 par l’arrivée d’un couple de fouines, locataires bruyantes été comme hiver. Nous y avions perdu au change. En 2012, la réfection de la toiture a conduit à l’expulsion des fouines et au bouchage des trous d’accès sous les tuiles.

Lérot dans nichoir2

Vue plongeante sur le masque noir et la queue en pinceau typiques du lérot

A l’époque de leur prolifération dans le grenier, les lérots utilisaient les pots à moineau en poterie placés sur la façade de la maison comme abri, les bourrant de laine de verre prélevée entre les poutres. Depuis qu’ils n’ont plus accès au grenier, les pots à moineaux ont été délaissés. La découverte de ce matin montre qu’ils sont toujours dans les environs. Mais l’isolation de la maison est bien protégée de leurs prélèvements puisque ce lérot s’est rabattu sur de la mousse.

Acrobate amateur de fruits

A la belle saison, j’observe de temps en temps des lérots dans la végétation à la tombée de la nuit. Très discrets et très craintifs, je n’ai pas souvent réussi à les prendre en photo. Ils apprécient les arbres fruitiers et la treille, où ils viennent se gaver de fruits mûrs à l’automne. Devant considérablement engraisser pour passer plusieurs mois endormis sans prendre de nourriture, leur appétit est insatiable.

Lérot dans végétation VA

Surpris au flash dans la végétation

Les gros yeux globuleux du lérot lui permettent une vision nocturne bien supérieure à la nôtre. Mais ses grandes oreilles montrent que l’ouïe est un sens capital pour sa survie, notamment quand il fait nuit noire. Il communique avec ses congénères par des cris, en particulier une sorte de sifflement aigu portant loin qui dénonce sa présence alors qu’il est bien dissimulé dans le feuillage.

 

Fiche d’identité : Lérot (Eliomys quercinus), mammifère rongeur.

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