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Aujourd’hui le thermomètre affiche 23°C à midi, le ciel est bleu, le soleil brille, le vent est quasi-nul. Toutes les conditions sont remplies pour aller vérifier l’état de santé de la colonie d’abeilles mellifères déménagée de Saujon vers un bois de Saint Savinien.

Une explosion de floraisons

Avec les belles journées et les températures douces, voire chaudes, de ce début mars, les floraisons ont explosé dans les bois. Les ajoncs et les Rosacées ligneuses, en particulier les prunelliers des lisières, représentent les deux ressources les plus abondantes.

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Une situation idéale pour les abeilles : un flot de soleil en début de saison, puis une ombre bienfaisante quand les feuilles seront sorties.

Mais au sol abondamment éclairé puisque les feuilles des arbres ne sont pas encore sorties fleurissent de nombreuses plantes herbacées, notamment l’anémone des bois et la pulmonaire exploitées par les abeilles. Le long des chemins et des lisières, les pissenlits commencent à ouvrir en nombre leurs grandes fleurs jaune d’or. La nourriture ne manque donc pas.

Des abeilles au rendez-vous

Tout va bien, j’aperçois de loin un trafic intense au trou de sortie du tronçon de platane. Les abeilles sortent à environ 1 m du sol, s’élèvent peu sur la dizaine de mètres qui les séparent de la lisière du bois et d’une prairie, puis s’élèvent aussitôt en se dispersant dans plusieurs directions. Quelques unes s’enfoncent directement dans le bois.

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Une gardienne fidèle au poste, et devant elle la zone d’envol rongée.

Il est bien plus facile d’étudier le trou de vol à 1 m de hauteur qu’à 15 m. Il est à peu près rond et mesure 4 à 5 cm de diamètre. Il donne accès à une galerie un peu plus étroite qui s’enfonce en oblique vers le bas. Les rayons ne sont pas visibles. Les abeilles ont rongé l’écorce au niveau de la zone d’envol pour l’aplanir.

L’élevage bat son plein

Je me place près de l’entrée du tronc à l’opposé du couloir de vol menant à la prairie, appareil photo à la main. Une butineuse sur deux qui revient à la colonie porte des pelotes de pollen aux pattes arrière. Pas de doute, puisque les besoins sont grands c’est que l’élevage des larves est important.

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Une butineuse aux pattes arrière chargées de pollen rentre directement dans le tronc sans même se poser sur la zone d’envol.

La colonie est donc sauvée. La reine est toujours vivante et pond abondamment, comme il est normal en cette saison de reprise de l’activité. Je n’arrive pas à obtenir une bonne photo pour illustrer cet article, alors je varie les angles de prise de vue, je m’approche, je m’éloigne, je mets le flash. Les abeilles restent stoïques malgré ma présence à quelques dizaines de centimètres. La souche est très douce, aucune piqûre en un quart d’heure de présence plutôt envahissante.

Carte d’identité : Abeille mellifère (Apis mellifera), Hyménoptère Apidé

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