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La vague de froid qui vient d’arriver sonne le glas de l’été de la Saint Martin, et de l’été tout court qui s’est prolongé longtemps cette année. C’est triste, diront certains. Moi je vois le bon côté des choses. Les moustiques vont disparaître pour plusieurs mois !

Vampires de nos nuits

L’espèce dominante chez moi est le moustique commun. Si les mâles se contentent de liquides végétaux pour se nourrir, les femelles actives surtout la nuit ont besoin de sang riche en protéines pour fabriquer leurs œufs. Fort heureusement, les moustiques de nos régions ne transmettent plus de maladies. L’inconvénient de leur présence se borne aux vives démangeaisons provoquées dans les heures qui suivent par les piqûres, indolores sur le moment.

Moustique gorgé de sang

Moustique gorgé de sang sur la main du blogueur

Tous les êtres humains ne sont pas égaux devant les moustiques. Certains semblent plus attractifs que d’autres, et sont les premiers et les plus souvent piqués ! D’autres, et parfois les mêmes, sont plus sensibles aux produits injectés par la trompe pour rendre la piqûre indolore et empêcher la coagulation du sang, et ne cessent de se gratter.

Un élevage involontaire

« Ecolo » depuis longtemps, je n’arrose mon jardin qu’avec de l’eau de pluie récupérée dans de grands bacs. Cette attitude écocitoyenne, adoptée par bon nombre de jardiniers, contribue un petit peu à préserver la ressource en eau des rivières et des nappes phéatiques et beaucoup à faire le bonheur des moustiques.

Nymphes et larves de moustique dans un bac à eau de pluie

Nymphes et larves de moustique dans un bac à eau de pluie

En effet, les larves aquatiques adorent les eaux croupies dans lesquelles pullulent les micro-organismes dont elles se nourrissent. Une gouttière bouchée, une boite de conserve jetée aux orties, ces petites réserves d’eau leur suffisent pour se développer. Alors vous pensez, un bac d’eau de pluie de plusieurs centaines de litres ! Si vous en êtes comme moi l’heureux possesseur, vous faîtes un élevage de masse.

Aquatique, mais pas tant que cela

Les moustiques vivent dans l’eau mais restent des insectes foncièrement aériens. Les œufs sont munis d’un flotteur. Collés entre eux au moment de la ponte, ils forment un radeau à la surface. Les larves ont un gros thorax et sont couvertes de longues soies. Elles respirent par un tube situé à l’extrémité du corps. Elles nagent en se dandinant et remontent régulièrement à la surface, tête en bas, pour aspirer l’air par ce tube. Les nymphes, au thorax très gros, sont aussi remuantes que les larves.

  Larves de moustique respirant à la surface

Larves de moustique respirant à la surface

Prévenir plutôt que guérir

Le moustique commun connaît plusieurs générations dans l’année, et son développement est très rapide. A 20°, la larve se développe en deux semaines et la nymphe donne naissance à l’adulte après deux ou trois jours. Donc moins de trois semaines après une grosse pluie en été, vous pouvez vous attendre à des soirées et des nuits difficiles.

Bac à eau de pluie protégé par une moustiquaire

Bac à eau de pluie protégé par une moustiquaire

Pour passer un été tranquille, mieux vaudra anticiper et empêcher la reproduction en masse des moustiques en supprimant toutes les petites collections d’eau qui pourraient abriter des larves, et en fermant de façon étanche les réservoirs d’eau de pluie, par exemple en les enveloppant d’une moustiquaire.

Carte d’identité : Moustique commun (Culex pipens), Culicidés, Diptères

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